Réponse du poumon vert à HBA

Quelques informations essentielles : 

Le rapport de la commission d’enquête sur le PLUIH à été rendu. Le commissaire enquêteur demande à HBA de reconsidérer la suppression de l’aérodrome car « le site de l’aérodrome peut constituer un réel atout supplémentaire pour le territoire du Haut Bugey » HBA a publié sur son site internet un document avec des explications pour chaque question du commissaire enquêteur. Nous avons été extrêmement déçus de voir les réponses de HBA à l’encontre de l’aérodrome. « Aujourd’hui HBA fait le choix de privilégier le développement économique de tous aux activités de loisirs de quelques uns» ... « car en réalité l’aérodrome n’est un équipement structurant que pour ceux qui l’utilisent » ... « Or ils sont très peu nombreux et n’habitent souvent pas le territoire » Ces affirmations, au delà de leur côté provocateur, sont complètement incompréhensibles. L’aérodrome compte 3 avions aéroclub, 3 avions privés, 2 hélicoptères, quelques ULM, un club d’aéromodélisme, un club de vol à voile et 70 membres actifs, venant de tous les milieux socio-économiques contrairement à ce que laisse penser HBA. Toutes les activités de loisir ne sont pas utilisées par tout le monde, un stade de foot communal, un skatepark, un court de tennis couvert ne sont non plus utilisés par toute la population. La conclusion de HBA serait-elle que sa population ne pourrait pas exercer le loisir de son choix ?

L’aérodrome, hormis son utilisation aéronautique, est aussi le lieu de multiples événements comme des concerts, des marchés. Il a également récemment servi de base à des avions historiques participant à une commémoration au dessus de la ville, ou comme site d’atterrissage pour un blessé grave devant être héliporté. L’aéroclub travaille activement avec le tissu associatif, social et professionnel de la vallée pour favoriser le « vivre ensemble » et dynamiser la vie « après le travail ». Les baptêmes de l'air permettent à tous de découvrir les joies du vol et de découvrir notre belle région. Des lots gratuits sont offerts aux associations qui en font la demande pour des lotos, tombola, actions sociales,... En tout, plusieurs centaines de personnes non pilotes profitent chaque année de cet équipement. Les aéroclubs, en général, sont des sources de formation pour les pilotes de demain. À Oyonnax, l’aéroclub à formé de nombreux pilotes de ligne, pilotes de l’armée de l’air, stewards/hôtesses ou encore contrôleurs aériens. Contrairement à ce que laisse penser HBA l’aéronautique, et par extension l’utilisation du site de l’aérodrome, ne sont pas réservés à une élite. Tout le monde peut apprendre à piloter, du salarié, fonctionnaire jusqu’au chef d’entreprise, ou tout simplement profiter de ce site lors de manifestations diverses.

Nous souhaitons également répondre aux commentaires de Mr Deguerry parus dans « Le Progrès »: La zone verte est décrite comme un poumon vert car, pour les habitants vivant à proximité, c’est une zone tampon entre l’industrialisation et les habitations. Mr Deguerry, contrairement à ce que vous pensez, l’accès à la zone verte n’est pas interdite, de nombreuses personnes circulent, chaque jour, à pied ou à velo sur le chemin communal longeant l’aérodrome. Le club canin lui aussi évolue sur les champ à proximité. Parlons maintenant de la pollution engendrée par des « avions qui décollent remplis de kérosène ». Premièrement, le carburant n’est pas du kérosène mais de l’AVGAS 100LL (Low Lead : Très faible contenance en plomb) ou bien du SP98. Les exploitants locaux, dont l’aéro-club Jean Coutty, s’efforcent de faire évoluer leurs flottes vers des machines plus propres, à l’instar de leur dernière acquisition, un des monomoteurs les plus écologiques du marché. Les nuisances sonores, sont elles, minimes, et peuvent encore être réduites grâce à l’établissement de procédures spécifiques. Enfin, le bilan écologique de l’activité peut être considéré comme favorable, la zone verte que représente ce site contribuant à absorber une certaine proportion du CO2 émis. Il n’est pas certain que le projet de HBA, mené par Mr Deguerry, soit lui plus écologique, tant par la transformation du site, que par l’activité qui en résultera: usines, camions amenant émanations, bruit, et surtout la disparition du dernier axe vert de la vallée.

Le Poumon Vert